Livre Blanc -

Dans quel pays francophone externaliser ?
Télécharger votre livre blanc

Appel d'offres call center : les 7 étapes et les durées

https://fr.linkedin.com/in/celia-chambellan
ECRIT PAR CÉLIA CHAMBELLAN | DG & Co-fondatrice Call Of Success
Publié le
25
July
2022
Révisé le
28
September
2026
12
MIN

Un appel d'offres pour un centre de contacts se déroule en 7 étapes (cahier des charges, liste de partenaires, diffusion du RFP, analyse des réponses, shortlist et soutenances, visite de plateau, négociation contractuelle) et prend 3 à 4 mois entre la première ligne du cahier des charges et la signature. La règle qui structure tout : 5 à 6 candidats consultés, 3 en soutenance, 2 finalistes visités. Et si votre projet fait moins de 10 ETP, le RFP formel n'est peut-être pas le bon outil.

Au sommaire
À retenir
  • Comptez 3 à 4 mois pour un appel d'offres complet, dont 3 à 6 semaines rien que pour la navette contractuelle.
  • Le cahier des charges n'est pas une formalité : c'est le document qui rend les réponses comparables. Sans lui, vous comparez des plaquettes.
  • Laissez 3 semaines minimum, 5 idéalement pour répondre. Un délai court sélectionne les prestataires disponibles, pas les meilleurs.
  • Diffusez chaque réponse à une question à tous les candidats : l'équité de traitement est ce qui rend votre comparaison défendable en interne.
  • En dessous de 10 ETP, la mise en relation accompagnée fait le même travail en 4 à 6 semaines. Le RFP formel a un coût : le vôtre.

Note : le nombre d'étapes est bien de 7. L'URL de cette page mentionne « 6 étapes » pour des raisons historiques ; nous la conservons afin de ne pas casser les liens existants.

Faut-il vraiment lancer un appel d'offres ?

Question rarement posée, et c'est dommage. Un appel d'offres formel est un outil de mise en concurrence puissant, mais coûteux : 3 à 4 mois de calendrier, plusieurs dizaines d'heures de travail interne, et une charge d'analyse qui explose avec le nombre de candidats. Il se justifie pleinement au-dessus d'un certain volume, sur un périmètre complexe, ou quand la gouvernance de votre entreprise l'impose (achats, marchés publics, comité d'engagement).

En dessous, il produit souvent l'effet inverse de celui recherché : des réponses standardisées, des prestataires qui répondent « pour être dans la boucle », et un donneur d'ordres qui abandonne à mi-parcours faute de temps.

CritèreAppel d'offres formel (RFP)Mise en relation accompagnée
Durée3 à 4 mois4 à 6 semaines
Volume adapté> 10 ETP, périmètre multicanal ou multi-pays< 10 ETP, périmètre cadré
Charge interneÉlevée : rédaction, Q&A, analyse, soutenancesFaible : cadrage, entretiens, décision
Nombre de candidats5 à 6 consultés3 devis qualifiés
Comparabilité des offresExcellente si le cahier des charges est solideBonne : trame de réponse imposée en amont
Levier de négociationFort (concurrence explicite)Moyen à fort selon le volume
Quand la choisirGouvernance achats, projet structurant, budget > 500 k€Projet à lancer vite, équipe interne réduite, premier recours à l'externalisation
Le conseil Call of Success
Ne lancez pas un RFP pour vous rassurer. Lancez-le si vous avez la ressource interne pour l'instruire correctement, sinon vous obtiendrez un choix moins bon qu'avec trois entretiens bien préparés. Nous accompagnons les deux voies : appel d'offres de A à Z ou mise en relation avec 3 centres qualifiés, gratuite et sous 48 heures.

Les 7 étapes et leurs durées

#ÉtapeLivrableDurée réaliste
1Rédiger le cahier des chargesCahier des charges diffusable (contexte, périmètre, volumes, calendrier, modalités de réponse)2 à 3 semaines
2Constituer la listeListe de 5 à 6 candidats filtrés sur 7 critères1 semaine
3Diffuser le RFPNDA signés + RFP envoyé + fenêtre de questions-réponses ouverte3 à 5 semaines
4Analyser les réponsesSynthèse comparative + SWOT par candidat + questions ouvertes1 à 2 semaines
5Shortlister et organiser les soutenances3 candidats reçus, grille de notation remplie2 semaines
6Visiter les plateaux2 finalistes visités, compte rendu de visite1 à 2 semaines
7Business model, négociation et contratContrat signé (SLA, indexation, facturation, durée, sortie)3 à 6 semaines
Total3 à 4 mois

Ordres de grandeur constatés sur les appels d'offres accompagnés par Call of Success. Les étapes 1 et 2 se mènent en parallèle.

Le détail de chaque étape

#1 Rédiger le cahier des charges

C'est le document qui rend les réponses comparables. Quatre blocs :

  1. Votre société : activité, organisation, organigramme succinct, outils en place, historique éventuel d'externalisation.
  2. Le contexte et les besoins : motifs de contact et leur poids, canaux, volumes et saisonnalité, amplitude horaire, langues, contraintes réglementaires, budget exprimé en fourchette.
  3. Les étapes clés et le calendrier : date limite de candidature, délai de décision, date et durée de mise en œuvre souhaitées.
  4. Le livrable attendu : trame de réponse imposée, format, interlocuteur, modalités de dépôt.
À savoir
Imposer une trame de réponse est le geste le plus rentable de tout l'appel d'offres. Sans elle, chaque candidat répond dans son propre format et votre comparaison devient un exercice d'interprétation. Notre template de cahier des charges intègre cette trame.

#2 Constituer la liste de partenaires

Filtrez sur sept critères : expertise et références sectorielles, localisation, capacité de recrutement et de croissance, langues, amplitude horaire, budget, culture d'entreprise. Deux repères de marché utiles à cette étape : le vivier réel est plus étroit qu'on ne le croit, 397 sites de production qualifiés dans le monde servent le marché français, dont 166 en France, et les cinq premiers acteurs pèsent 62 % du marché (SP2C x EY, 2025). Une long list composée uniquement de ces cinq noms n'est pas une mise en concurrence, c'est une consultation de gros porteurs.

Sur la localisation, la nomenclature de place est celle du SP2C : nearshore = Europe (Espagne, Portugal, Pologne, Grèce, Roumanie) ; offshore 1 = Maroc, Algérie, Tunisie ; offshore 2 = Côte d'Ivoire, Sénégal, Togo-Bénin-Niger ; offshore 3 = Madagascar, Maurice. En 2024, la France représentait 46 % du chiffre d'affaires du marché qualifié, l'offshore 1 30 %, le nearshore 10 %.

#3 Diffuser le RFP

Trois règles. Faites signer un NDA avant toute diffusion : votre cahier des charges contient vos volumes, vos motifs de contact et votre budget. Laissez 3 semaines minimum, 5 idéalement : un délai court ne sélectionne pas les meilleurs, il sélectionne les disponibles. Ouvrez une fenêtre de questions-réponses et diffusez chaque réponse à tous les soumissionnaires dans un document partagé : c'est ce qui rendra votre décision défendable en comité.

#4 Analyser les réponses

Étape chronophage, c'est précisément pour cela qu'on limite à 5-6 candidats. Établissez une synthèse comparative sur des critères définis avant de lire les réponses, faites une SWOT par candidat, listez vos zones d'ombre, et débriefez collectivement. Ne vous focalisez pas sur le prix : une proposition financière ne se lit qu'au regard du niveau de prestation décrit. Un tarif inférieur de 20 % avec un ratio superviseur/agents deux fois plus élevé n'est pas moins cher, il est différent.

#5 Shortlister et organiser les soutenances

De 5-6, ne retenez plus que 3 candidats. Transmettez en amont les points que vous voulez voir traités, et laissez-leur le temps de préparer : une soutenance improvisée ne mesure que l'aisance du commercial. Débriefez immédiatement après chaque passage, sur des critères tangibles et sur la qualité de la relation, vous vous engagez pour trois ans avec ces interlocuteurs.

#6 Visiter les plateaux

Deux finalistes, deux visites. C'est le moment de vérité : une soutenance se prépare, un plateau non. Observez le management de proximité, l'homogénéité des pratiques, le support documentaire (des fiches très annotées signalent des procédures officielles insuffisantes), le tableau d'affichage des résultats, les équipements de secours (groupes électrogènes, onduleurs, un point critique dans certaines zones d'offshore 2 et 3), et l'état des postes de travail. Demandez des écoutes sur une activité comparable à la vôtre. La visite est aussi votre dernière fenêtre de négociation.

À lire aussi
Visite des locaux : 6 signes que le plateau tourne mal

#7 Établir le business model, négocier et contractualiser

Modèle de facturationPrincipeAvantageRisque à couvrir
Au temps de productionHeure loguée ou ETP dédiéTransparence, lisibilité, adapté aux flux irréguliersExige un pilotage rigoureux de la productivité ; à assortir d'un bonus/malus indexé sur des KPI
À l'actePrix par appel traité, vente, RDV ou dossierAligne le prestataire sur le résultatRisque qualité si le barème est déséquilibré ; nécessite un volume minimal pour être viable
Au forfaitEngagement de service globalPrévisibilité budgétaireDéfavorable en cas de sous-consommation ; à border par une clause de revoyure

Négociez ensuite six dimensions : engagements de moyens ou de résultats (avec SLA et pénalités), évolutivité tarifaire, clauses d'indexation (indispensables dans les pays à forte inflation), modalités de facturation, durée du contrat, clauses de sortie et réversibilité. Enfin, informez les candidats non retenus : le marché est petit, votre réputation d'acheteur circule.

Les 6 pièges qui font capoter un appel d'offres

  1. Le cahier des charges sans volumes. Sans nombre d'interactions, saisonnalité et amplitude horaire, aucun prestataire ne peut chiffrer sérieusement. Vous recevrez des fourchettes larges, non comparables, et renégociables à la hausse après signature.
  2. Consulter 12 prestataires « pour avoir le choix ». L'analyse devient impossible, la qualité des réponses baisse (les bons candidats sentent qu'ils sont dans une loterie), et vous tranchez au feeling.
  3. Le délai de réponse à 10 jours. Vous sélectionnez les prestataires qui ont du temps disponible, autrement dit ceux qui viennent de perdre un client.
  4. Répondre aux questions en bilatéral. Un candidat mieux informé que les autres invalide la comparaison, et vous vous exposez en interne le jour où le choix sera contesté.
  5. Décider sur le prix de l'heure. Le prix de l'heure ne dit rien du coût du contact résolu. Comparez toujours à niveau de service équivalent : ratio d'encadrement, dispositif qualité, formation, taux d'attrition annoncé.
  6. Sauter la visite de plateau. C'est le seul moment où vous voyez ce que vous achetez. Un prestataire qui refuse la visite vient de répondre à votre question.

Ce qu'il faut retenir

  • 3 à 4 mois pour un appel d'offres complet : construisez votre calendrier à l'envers depuis la date de démarrage souhaitée.
  • Le cahier des charges avec trame de réponse imposée est ce qui rend les offres comparables.
  • 5-6 consultés, 3 en soutenance, 2 visités : la règle qui protège la qualité de votre décision.
  • Le prix de l'heure n'est pas le coût du contact résolu.
  • Sous 10 ETP, la mise en relation accompagnée fait le même travail en 4 à 6 semaines.

Notre conseil

Décidez dès le départ du niveau de formalisme que votre projet mérite, et assumez-le. Un appel d'offres à moitié instruit est pire qu'une consultation directe bien menée : il donne l'illusion de la rigueur sans en produire les bénéfices. Si vous lancez un RFP, dégagez le temps interne nécessaire à l'analyse, c'est là que se joue la qualité du choix, pas dans la rédaction. Et si vous voulez gagner deux mois, obtenez 3 devis de centres qualifiés sous 48 heures ou parlons-en 30 minutes, gratuitement.

FAQ

Combien de temps dure un appel d'offres pour un centre d'appels ?

3 à 4 mois entre la rédaction du cahier des charges et la signature, dont 3 à 5 semaines de délai de réponse et 3 à 6 semaines de navette contractuelle.

Combien de prestataires faut-il consulter ?

5 à 6 au stade du RFP, 3 en soutenance, 2 en visite de plateau. Consulter davantage dégrade la qualité de l'analyse sans améliorer la décision.

Quel délai laisser aux centres d'appels pour répondre ?

3 semaines minimum, 5 semaines idéalement. En dessous, vous sélectionnez les prestataires disponibles plutôt que les plus pertinents.

Faut-il faire signer un NDA avant de diffuser le cahier des charges ?

Oui, systématiquement. Le cahier des charges contient vos volumes, vos motifs de contact, votre budget et parfois vos coûts internes.

Que signifient « nearshore », « offshore 1, 2, 3 » ?

Nomenclature SP2C : nearshore = Europe ; offshore 1 = Maroc, Algérie, Tunisie ; offshore 2 = Côte d'Ivoire, Sénégal, Togo-Bénin-Niger ; offshore 3 = Madagascar, Maurice.

Peut-on se passer d'un appel d'offres formel ?

Oui, en dessous de 10 ETP ou sur un périmètre cadré : une mise en relation accompagnée avec 3 devis qualifiés et une trame de réponse imposée produit une décision comparable en 4 à 6 semaines.

À retenir
  • Comptez 3 à 4 mois pour un appel d'offres complet, dont 3 à 6 semaines rien que pour la navette contractuelle.
  • Le cahier des charges n'est pas une formalité : c'est le document qui rend les réponses comparables. Sans lui, vous comparez des plaquettes.
  • Laissez 3 semaines minimum, 5 idéalement pour répondre. Un délai court sélectionne les prestataires disponibles, pas les meilleurs.
  • Diffusez chaque réponse à une question à tous les candidats : l'équité de traitement est ce qui rend votre comparaison défendable en interne.
  • En dessous de 10 ETP, la mise en relation accompagnée fait le même travail en 4 à 6 semaines. Le RFP formel a un coût : le vôtre.

Note : le nombre d'étapes est bien de 7. L'URL de cette page mentionne « 6 étapes » pour des raisons historiques ; nous la conservons afin de ne pas casser les liens existants.

Faut-il vraiment lancer un appel d'offres ?

Question rarement posée, et c'est dommage. Un appel d'offres formel est un outil de mise en concurrence puissant, mais coûteux : 3 à 4 mois de calendrier, plusieurs dizaines d'heures de travail interne, et une charge d'analyse qui explose avec le nombre de candidats. Il se justifie pleinement au-dessus d'un certain volume, sur un périmètre complexe, ou quand la gouvernance de votre entreprise l'impose (achats, marchés publics, comité d'engagement).

En dessous, il produit souvent l'effet inverse de celui recherché : des réponses standardisées, des prestataires qui répondent « pour être dans la boucle », et un donneur d'ordres qui abandonne à mi-parcours faute de temps.

CritèreAppel d'offres formel (RFP)Mise en relation accompagnée
Durée3 à 4 mois4 à 6 semaines
Volume adapté> 10 ETP, périmètre multicanal ou multi-pays< 10 ETP, périmètre cadré
Charge interneÉlevée : rédaction, Q&A, analyse, soutenancesFaible : cadrage, entretiens, décision
Nombre de candidats5 à 6 consultés3 devis qualifiés
Comparabilité des offresExcellente si le cahier des charges est solideBonne : trame de réponse imposée en amont
Levier de négociationFort (concurrence explicite)Moyen à fort selon le volume
Quand la choisirGouvernance achats, projet structurant, budget > 500 k€Projet à lancer vite, équipe interne réduite, premier recours à l'externalisation
Le conseil Call of Success
Ne lancez pas un RFP pour vous rassurer. Lancez-le si vous avez la ressource interne pour l'instruire correctement, sinon vous obtiendrez un choix moins bon qu'avec trois entretiens bien préparés. Nous accompagnons les deux voies : appel d'offres de A à Z ou mise en relation avec 3 centres qualifiés, gratuite et sous 48 heures.

Les 7 étapes et leurs durées

#ÉtapeLivrableDurée réaliste
1Rédiger le cahier des chargesCahier des charges diffusable (contexte, périmètre, volumes, calendrier, modalités de réponse)2 à 3 semaines
2Constituer la listeListe de 5 à 6 candidats filtrés sur 7 critères1 semaine
3Diffuser le RFPNDA signés + RFP envoyé + fenêtre de questions-réponses ouverte3 à 5 semaines
4Analyser les réponsesSynthèse comparative + SWOT par candidat + questions ouvertes1 à 2 semaines
5Shortlister et organiser les soutenances3 candidats reçus, grille de notation remplie2 semaines
6Visiter les plateaux2 finalistes visités, compte rendu de visite1 à 2 semaines
7Business model, négociation et contratContrat signé (SLA, indexation, facturation, durée, sortie)3 à 6 semaines
Total3 à 4 mois

Ordres de grandeur constatés sur les appels d'offres accompagnés par Call of Success. Les étapes 1 et 2 se mènent en parallèle.

Le détail de chaque étape

#1 Rédiger le cahier des charges

C'est le document qui rend les réponses comparables. Quatre blocs :

  1. Votre société : activité, organisation, organigramme succinct, outils en place, historique éventuel d'externalisation.
  2. Le contexte et les besoins : motifs de contact et leur poids, canaux, volumes et saisonnalité, amplitude horaire, langues, contraintes réglementaires, budget exprimé en fourchette.
  3. Les étapes clés et le calendrier : date limite de candidature, délai de décision, date et durée de mise en œuvre souhaitées.
  4. Le livrable attendu : trame de réponse imposée, format, interlocuteur, modalités de dépôt.
À savoir
Imposer une trame de réponse est le geste le plus rentable de tout l'appel d'offres. Sans elle, chaque candidat répond dans son propre format et votre comparaison devient un exercice d'interprétation. Notre template de cahier des charges intègre cette trame.

#2 Constituer la liste de partenaires

Filtrez sur sept critères : expertise et références sectorielles, localisation, capacité de recrutement et de croissance, langues, amplitude horaire, budget, culture d'entreprise. Deux repères de marché utiles à cette étape : le vivier réel est plus étroit qu'on ne le croit, 397 sites de production qualifiés dans le monde servent le marché français, dont 166 en France, et les cinq premiers acteurs pèsent 62 % du marché (SP2C x EY, 2025). Une long list composée uniquement de ces cinq noms n'est pas une mise en concurrence, c'est une consultation de gros porteurs.

Sur la localisation, la nomenclature de place est celle du SP2C : nearshore = Europe (Espagne, Portugal, Pologne, Grèce, Roumanie) ; offshore 1 = Maroc, Algérie, Tunisie ; offshore 2 = Côte d'Ivoire, Sénégal, Togo-Bénin-Niger ; offshore 3 = Madagascar, Maurice. En 2024, la France représentait 46 % du chiffre d'affaires du marché qualifié, l'offshore 1 30 %, le nearshore 10 %.

#3 Diffuser le RFP

Trois règles. Faites signer un NDA avant toute diffusion : votre cahier des charges contient vos volumes, vos motifs de contact et votre budget. Laissez 3 semaines minimum, 5 idéalement : un délai court ne sélectionne pas les meilleurs, il sélectionne les disponibles. Ouvrez une fenêtre de questions-réponses et diffusez chaque réponse à tous les soumissionnaires dans un document partagé : c'est ce qui rendra votre décision défendable en comité.

#4 Analyser les réponses

Étape chronophage, c'est précisément pour cela qu'on limite à 5-6 candidats. Établissez une synthèse comparative sur des critères définis avant de lire les réponses, faites une SWOT par candidat, listez vos zones d'ombre, et débriefez collectivement. Ne vous focalisez pas sur le prix : une proposition financière ne se lit qu'au regard du niveau de prestation décrit. Un tarif inférieur de 20 % avec un ratio superviseur/agents deux fois plus élevé n'est pas moins cher, il est différent.

#5 Shortlister et organiser les soutenances

De 5-6, ne retenez plus que 3 candidats. Transmettez en amont les points que vous voulez voir traités, et laissez-leur le temps de préparer : une soutenance improvisée ne mesure que l'aisance du commercial. Débriefez immédiatement après chaque passage, sur des critères tangibles et sur la qualité de la relation, vous vous engagez pour trois ans avec ces interlocuteurs.

#6 Visiter les plateaux

Deux finalistes, deux visites. C'est le moment de vérité : une soutenance se prépare, un plateau non. Observez le management de proximité, l'homogénéité des pratiques, le support documentaire (des fiches très annotées signalent des procédures officielles insuffisantes), le tableau d'affichage des résultats, les équipements de secours (groupes électrogènes, onduleurs, un point critique dans certaines zones d'offshore 2 et 3), et l'état des postes de travail. Demandez des écoutes sur une activité comparable à la vôtre. La visite est aussi votre dernière fenêtre de négociation.

À lire aussi
Visite des locaux : 6 signes que le plateau tourne mal

#7 Établir le business model, négocier et contractualiser

Modèle de facturationPrincipeAvantageRisque à couvrir
Au temps de productionHeure loguée ou ETP dédiéTransparence, lisibilité, adapté aux flux irréguliersExige un pilotage rigoureux de la productivité ; à assortir d'un bonus/malus indexé sur des KPI
À l'actePrix par appel traité, vente, RDV ou dossierAligne le prestataire sur le résultatRisque qualité si le barème est déséquilibré ; nécessite un volume minimal pour être viable
Au forfaitEngagement de service globalPrévisibilité budgétaireDéfavorable en cas de sous-consommation ; à border par une clause de revoyure

Négociez ensuite six dimensions : engagements de moyens ou de résultats (avec SLA et pénalités), évolutivité tarifaire, clauses d'indexation (indispensables dans les pays à forte inflation), modalités de facturation, durée du contrat, clauses de sortie et réversibilité. Enfin, informez les candidats non retenus : le marché est petit, votre réputation d'acheteur circule.

Les 6 pièges qui font capoter un appel d'offres

  1. Le cahier des charges sans volumes. Sans nombre d'interactions, saisonnalité et amplitude horaire, aucun prestataire ne peut chiffrer sérieusement. Vous recevrez des fourchettes larges, non comparables, et renégociables à la hausse après signature.
  2. Consulter 12 prestataires « pour avoir le choix ». L'analyse devient impossible, la qualité des réponses baisse (les bons candidats sentent qu'ils sont dans une loterie), et vous tranchez au feeling.
  3. Le délai de réponse à 10 jours. Vous sélectionnez les prestataires qui ont du temps disponible, autrement dit ceux qui viennent de perdre un client.
  4. Répondre aux questions en bilatéral. Un candidat mieux informé que les autres invalide la comparaison, et vous vous exposez en interne le jour où le choix sera contesté.
  5. Décider sur le prix de l'heure. Le prix de l'heure ne dit rien du coût du contact résolu. Comparez toujours à niveau de service équivalent : ratio d'encadrement, dispositif qualité, formation, taux d'attrition annoncé.
  6. Sauter la visite de plateau. C'est le seul moment où vous voyez ce que vous achetez. Un prestataire qui refuse la visite vient de répondre à votre question.

Ce qu'il faut retenir

  • 3 à 4 mois pour un appel d'offres complet : construisez votre calendrier à l'envers depuis la date de démarrage souhaitée.
  • Le cahier des charges avec trame de réponse imposée est ce qui rend les offres comparables.
  • 5-6 consultés, 3 en soutenance, 2 visités : la règle qui protège la qualité de votre décision.
  • Le prix de l'heure n'est pas le coût du contact résolu.
  • Sous 10 ETP, la mise en relation accompagnée fait le même travail en 4 à 6 semaines.

Notre conseil

Décidez dès le départ du niveau de formalisme que votre projet mérite, et assumez-le. Un appel d'offres à moitié instruit est pire qu'une consultation directe bien menée : il donne l'illusion de la rigueur sans en produire les bénéfices. Si vous lancez un RFP, dégagez le temps interne nécessaire à l'analyse, c'est là que se joue la qualité du choix, pas dans la rédaction. Et si vous voulez gagner deux mois, obtenez 3 devis de centres qualifiés sous 48 heures ou parlons-en 30 minutes, gratuitement.

FAQ

Combien de temps dure un appel d'offres pour un centre d'appels ?

3 à 4 mois entre la rédaction du cahier des charges et la signature, dont 3 à 5 semaines de délai de réponse et 3 à 6 semaines de navette contractuelle.

Combien de prestataires faut-il consulter ?

5 à 6 au stade du RFP, 3 en soutenance, 2 en visite de plateau. Consulter davantage dégrade la qualité de l'analyse sans améliorer la décision.

Quel délai laisser aux centres d'appels pour répondre ?

3 semaines minimum, 5 semaines idéalement. En dessous, vous sélectionnez les prestataires disponibles plutôt que les plus pertinents.

Faut-il faire signer un NDA avant de diffuser le cahier des charges ?

Oui, systématiquement. Le cahier des charges contient vos volumes, vos motifs de contact, votre budget et parfois vos coûts internes.

Que signifient « nearshore », « offshore 1, 2, 3 » ?

Nomenclature SP2C : nearshore = Europe ; offshore 1 = Maroc, Algérie, Tunisie ; offshore 2 = Côte d'Ivoire, Sénégal, Togo-Bénin-Niger ; offshore 3 = Madagascar, Maurice.

Peut-on se passer d'un appel d'offres formel ?

Oui, en dessous de 10 ETP ou sur un périmètre cadré : une mise en relation accompagnée avec 3 devis qualifiés et une trame de réponse imposée produit une décision comparable en 4 à 6 semaines.

CÉLIA CHAMBELLAN
DG & Co-fondatrice Call Of Success

Parlons de votre projet – Cadrage gratuit de 30 minutes 

‍

Call of Success accompagne les entreprises dans toutes les étapes de votre projet d’externalisation.

‍

Parlons de votre projet – Cadrage gratuit de 30 minutes 

‍

Call of Success accompagne les entreprises dans toutes les étapes de votre projet d’externalisation.

‍

Parlons de votre projet – Cadrage gratuit de 30 minutes 

‍

Call of Success accompagne les entreprises dans toutes les étapes de votre projet d’externalisation.

‍

Parlons de votre projet – Cadrage gratuit de 30 minutes 

‍

Call of Success accompagne les entreprises dans toutes les étapes de votre projet d’externalisation.

‍

Parlons de votre projet – Cadrage gratuit de 30 minutes 

‍

Call of Success accompagne les entreprises dans toutes les étapes de votre projet d’externalisation.

‍

//Script pour traduire les dates de mise à jour en français