
Livre Blanc -
26 Pages
Quoi de neuf dans le monde du service client,du service commercial et des centres d’appels ? La rédaction de Call ofSuccess vous propose sa revue de presse pour vous mettre à la page. C’estparti pour ce 30e épisode !

Le marché français de la relation client externalisée a reculé de 1,4 % en 2025, pour s'établir à 3,5 milliards d'euros, selon le Baromètre 2026 du SP2C réalisé avec EY. La courbe des effectifs s’est montrée plus « nerveuse », avec la perte de 3,6 % des postes dans l’Hexagone. Après des années de croissance quasi continue, le secteur marque donc le pas et semble amorcer une (nouvelle) mue.
Le modèle historique, bâti sur le traitement industriel des flux, cède progressivement la place à une logique de création de valeur où l'IA absorbe les tâches répétitives pendant que le conseiller humain se recentre sur les clients premium et sur les requêtes complexes et/ou à forte composante émotionnelle.
Malgré l’indéniable disruption de l’intelligence artificielle, l’essentiel du chiffre d’affaires du marché (90,4 %) reste généré par des conseillers humains, contre seulement 8,7 % pour des solutions 100 % IA. Le téléphone conserve son hégémonie avec 73 % du CA, les réseaux sociaux progressent de 17 %, tandis que le chat et le SMS dévissent, avec des chutes vertigineuses de 33 % et 53 %, respectivement.
L’étude documente l’intéressante montée en gamme du marché du conseil humain : 56 % des clients du top 10 des outsourceurs leur confient désormais la gestion de leurs clients premium, en hausse de 8 points, ce qui traduit la confiance des donneurs d'ordres envers leurs prestataires sur les interactions à fort enjeu.
La France conserve son leadership avec 43 % du chiffre d'affaires du marché qualifié, malgré un recul de 4 %, tandis que l'offshore poursuit sa progression et représente désormais un tiers du marché (+3 %). Le marché qualifié sondé par SP2C x EY compte 370 sites de production, dont 148 en France. L’ensemble représente 92,5 % du chiffre d’affaires du marché de la relation externalisée vers la France.
Notons enfin la dynamique sectorielle :
🔗 Pour aller plus loin : le Baromètre 2026 « IA et Relation Client externalisée : vers une performance augmentée » du SP2C x EY.
La vague de chaleur qui a frappé la France entre le 23 et le 27 juin a mis les centres d'appels d'urgence sous une énorme pression. À Bordeaux, le pôle de traitement des appels des sapeurs-pompiers de Gironde a compté jusqu'à 80 interventions simultanées, contre moins de 50 en temps normal. La totalité des ambulances ont été déployées sur le terrain dès le milieu de matinée.
L'adjudant Marchal, adjoint du pôle de traitement, évoque un afflux lié à la chaleur, aux risques forestiers, aux plages et aux renforts demandés par le SAMU.
Le phénomène a touché l'ensemble du territoire. À Marseille, le SAMU 13 a enregistré plus de 3 000 appels par jour et activé un protocole d'urgence de niveau 3 pour renforcer les effectifs et réorganiser les priorités de réponse.
En Île-de-France, les quatre SAMU de Paris, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ont subi une hausse de 80 % du volume d'appels sur la semaine, avec un pic à plus de 5 200 dossiers de régulation le 26 juin dans le seul Val-de-Marne. L'AP-HP a comptabilisé près de 3 000 passages quotidiens aux urgences adultes les 26 et 27 juin, soit 36 % de plus qu'en temps normal. Le Plan Blanc a été déclenché dans tous les établissements sanitaires franciliens le 26 juin, et la réserve sanitaire nationale a été mobilisée le lendemain.
On a parfois tendance à l’oublier, mais les centres d'appels ne se résument pas à la relation client et à la prospection commerciale. Ce sont aussi :
Ces centres d'appels d'urgence affrontent des problématiques bien connues du secteur (formation des opérateurs, montée en charge brutale, coordination entre plateformes), avec une contrainte supplémentaire de taille : 75 % font face à un manque de personnel structurel. Et ici, un appel mal traité ne génère pas un avis Google négatif. Il peut coûter une vie.
🔗 Pour aller plus loin : le reportage signé Ouest France sur la « surchauffe des centres d’appels des pompiers ».
Un outsourceur français vient d'inaugurer un plateau de 25 postes au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran, avec un démarrage prévu à la rentrée pour une mission d'enquête de satisfaction dans le logement social. Sur les 1 090 détenus de l'établissement, seuls 151 travaillent aujourd'hui (14 % de l'effectif carcéral, contre 30 % en moyenne dans les prisons françaises).
L'implantation a exigé de surmonter deux obstacles inhabituels pour l’employeur :
Les détenus volontaires seront formés et embauchés sous contrat d'emploi pénitentiaire, à raison de 30 heures par semaine, avec un salaire minimum garanti.
L’initiative n’est pas inédite sur le Vieux Continent. Au Royaume-Uni, plusieurs établissements pénitentiaires (HMP Oakwood, Drake Hall, High Down) hébergent des centres d'appels, parfois de taille, où les détenus réalisent des études de marché pour le secteur de l'assurance, dans le cadre de programmes de réinsertion supervisés par le ministère de la Justice.
Au-delà du milieu carcéral, le secteur des centres de contact joue en France un rôle d'intégrateur social qui ne transparaît pas toujours dans les analyses macroéconomiques :
Le secteur des centres de contact est rarement regardé sous cet angle. On lui reproche volontiers ses cadences, son turnover et la pression sur les agents. Ces critiques ne sont malheureusement pas toujours infondées. Reste que pour des détenus, des personnes en situation de handicap et des demandeurs d'emploi dans des bassins sinistrés, le centre d'appels est parfois la première, voire la seule marche vers un CDI.
🔗 Pour aller plus loin : le reportage de France Bleu Orléans sur l'ouverture du centre d'appels au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran.
Une fois n'est pas coutume, on termine cette revue de presse par un papier bien de chez nous ! Sylvain De Ly, cofondateur de Call of Success et de Feedae, avait publié il y a un peu plus d’un an son analyse de la recomposition du secteur des centres de contact sous l'effet de l'IA. Il reprend aujourd’hui sa lecture à la lumière de 12 mois particulièrement mouvementés pour le secteur.
En moins d’un an :
La thèse centrale de Sylvain n'a pas vraiment bougé : l'IA ne va pas tuer le centre de contact. Les effectifs tiennent globalement, la régulation européenne réimpose l'accès à un conseiller humain, et le coût complet de l'automatisation rattrape ses promoteurs. En revanche, l'IA est en train de recomposer le secteur : qui possède les flux, qui possède la donnée conversationnelle et qui capte la marge.
🔗 Pour aller plus loin : la tribune « Quand l'IA bouleverse le monde des centres d'appels : un an après, la recomposition s'accélère » de Sylvain De Ly, cofondateur de Call of Success et Feedae.
Le marché français de la relation client externalisée a reculé de 1,4 % en 2025, pour s'établir à 3,5 milliards d'euros, selon le Baromètre 2026 du SP2C réalisé avec EY. La courbe des effectifs s’est montrée plus « nerveuse », avec la perte de 3,6 % des postes dans l’Hexagone. Après des années de croissance quasi continue, le secteur marque donc le pas et semble amorcer une (nouvelle) mue.
Le modèle historique, bâti sur le traitement industriel des flux, cède progressivement la place à une logique de création de valeur où l'IA absorbe les tâches répétitives pendant que le conseiller humain se recentre sur les clients premium et sur les requêtes complexes et/ou à forte composante émotionnelle.
Malgré l’indéniable disruption de l’intelligence artificielle, l’essentiel du chiffre d’affaires du marché (90,4 %) reste généré par des conseillers humains, contre seulement 8,7 % pour des solutions 100 % IA. Le téléphone conserve son hégémonie avec 73 % du CA, les réseaux sociaux progressent de 17 %, tandis que le chat et le SMS dévissent, avec des chutes vertigineuses de 33 % et 53 %, respectivement.
L’étude documente l’intéressante montée en gamme du marché du conseil humain : 56 % des clients du top 10 des outsourceurs leur confient désormais la gestion de leurs clients premium, en hausse de 8 points, ce qui traduit la confiance des donneurs d'ordres envers leurs prestataires sur les interactions à fort enjeu.
La France conserve son leadership avec 43 % du chiffre d'affaires du marché qualifié, malgré un recul de 4 %, tandis que l'offshore poursuit sa progression et représente désormais un tiers du marché (+3 %). Le marché qualifié sondé par SP2C x EY compte 370 sites de production, dont 148 en France. L’ensemble représente 92,5 % du chiffre d’affaires du marché de la relation externalisée vers la France.
Notons enfin la dynamique sectorielle :
🔗 Pour aller plus loin : le Baromètre 2026 « IA et Relation Client externalisée : vers une performance augmentée » du SP2C x EY.
La vague de chaleur qui a frappé la France entre le 23 et le 27 juin a mis les centres d'appels d'urgence sous une énorme pression. À Bordeaux, le pôle de traitement des appels des sapeurs-pompiers de Gironde a compté jusqu'à 80 interventions simultanées, contre moins de 50 en temps normal. La totalité des ambulances ont été déployées sur le terrain dès le milieu de matinée.
L'adjudant Marchal, adjoint du pôle de traitement, évoque un afflux lié à la chaleur, aux risques forestiers, aux plages et aux renforts demandés par le SAMU.
Le phénomène a touché l'ensemble du territoire. À Marseille, le SAMU 13 a enregistré plus de 3 000 appels par jour et activé un protocole d'urgence de niveau 3 pour renforcer les effectifs et réorganiser les priorités de réponse.
En Île-de-France, les quatre SAMU de Paris, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ont subi une hausse de 80 % du volume d'appels sur la semaine, avec un pic à plus de 5 200 dossiers de régulation le 26 juin dans le seul Val-de-Marne. L'AP-HP a comptabilisé près de 3 000 passages quotidiens aux urgences adultes les 26 et 27 juin, soit 36 % de plus qu'en temps normal. Le Plan Blanc a été déclenché dans tous les établissements sanitaires franciliens le 26 juin, et la réserve sanitaire nationale a été mobilisée le lendemain.
On a parfois tendance à l’oublier, mais les centres d'appels ne se résument pas à la relation client et à la prospection commerciale. Ce sont aussi :
Ces centres d'appels d'urgence affrontent des problématiques bien connues du secteur (formation des opérateurs, montée en charge brutale, coordination entre plateformes), avec une contrainte supplémentaire de taille : 75 % font face à un manque de personnel structurel. Et ici, un appel mal traité ne génère pas un avis Google négatif. Il peut coûter une vie.
🔗 Pour aller plus loin : le reportage signé Ouest France sur la « surchauffe des centres d’appels des pompiers ».
Un outsourceur français vient d'inaugurer un plateau de 25 postes au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran, avec un démarrage prévu à la rentrée pour une mission d'enquête de satisfaction dans le logement social. Sur les 1 090 détenus de l'établissement, seuls 151 travaillent aujourd'hui (14 % de l'effectif carcéral, contre 30 % en moyenne dans les prisons françaises).
L'implantation a exigé de surmonter deux obstacles inhabituels pour l’employeur :
Les détenus volontaires seront formés et embauchés sous contrat d'emploi pénitentiaire, à raison de 30 heures par semaine, avec un salaire minimum garanti.
L’initiative n’est pas inédite sur le Vieux Continent. Au Royaume-Uni, plusieurs établissements pénitentiaires (HMP Oakwood, Drake Hall, High Down) hébergent des centres d'appels, parfois de taille, où les détenus réalisent des études de marché pour le secteur de l'assurance, dans le cadre de programmes de réinsertion supervisés par le ministère de la Justice.
Au-delà du milieu carcéral, le secteur des centres de contact joue en France un rôle d'intégrateur social qui ne transparaît pas toujours dans les analyses macroéconomiques :
Le secteur des centres de contact est rarement regardé sous cet angle. On lui reproche volontiers ses cadences, son turnover et la pression sur les agents. Ces critiques ne sont malheureusement pas toujours infondées. Reste que pour des détenus, des personnes en situation de handicap et des demandeurs d'emploi dans des bassins sinistrés, le centre d'appels est parfois la première, voire la seule marche vers un CDI.
🔗 Pour aller plus loin : le reportage de France Bleu Orléans sur l'ouverture du centre d'appels au centre pénitentiaire d'Orléans-Saran.
Une fois n'est pas coutume, on termine cette revue de presse par un papier bien de chez nous ! Sylvain De Ly, cofondateur de Call of Success et de Feedae, avait publié il y a un peu plus d’un an son analyse de la recomposition du secteur des centres de contact sous l'effet de l'IA. Il reprend aujourd’hui sa lecture à la lumière de 12 mois particulièrement mouvementés pour le secteur.
En moins d’un an :
La thèse centrale de Sylvain n'a pas vraiment bougé : l'IA ne va pas tuer le centre de contact. Les effectifs tiennent globalement, la régulation européenne réimpose l'accès à un conseiller humain, et le coût complet de l'automatisation rattrape ses promoteurs. En revanche, l'IA est en train de recomposer le secteur : qui possède les flux, qui possède la donnée conversationnelle et qui capte la marge.
🔗 Pour aller plus loin : la tribune « Quand l'IA bouleverse le monde des centres d'appels : un an après, la recomposition s'accélère » de Sylvain De Ly, cofondateur de Call of Success et Feedae.

Call of Success accompagne les entreprises dans toutes les étapes de votre projet d’externalisation.
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